Devenir membre

La FFPN est née d’une volonté de réunir les praticiens et praticiennes narratifs francophones dans une communauté vivante, contributrice et inventive.

Le parcours d’adhésion et de titularisation que nous vous proposons est une main tendue confraternelle à nous rejoindre, il n’est pas destiné à sélectionner une élite. Il permet toutefois de poser un acte pour reconnaître et valoriser un socle de connaissances et de pratiques qui honorent la philosophie des Pratiques Narratives australiennes.

Nous vous rappelons que le terme « pratiques narratives » fait référence spécifiquement au modèle co-créé et développé par Michael White et David Epston, avec l’exigence que leurs praticiens et praticiennes adoptent une posture décentrée et influente, afin de soutenir les histoires et contre-histoires riches, ouvrant de nouvelles possibilités dans la vie des personnes, des familles, des communautés et des organisations.

Pour entrer dans la communauté, vous pouvez rejoindre le cercle des membres associé·es et affirmer ainsi votre intérêt pour les Pratiques Narratives. Ce premier cercle est une invitation à entreprendre le parcours de professionnalisation proposé par la FFPN pour devenir titulaire et en fonction de votre contexte, de votre activité et de votre expérience, formateur, formatrice, superviseur ou superviseuse accrédité·es.

Détails du parcours d’adhésion et de titularisation

 

1. Membres associés et associées :

Peut devenir membre associé ou associée tout professionnel ou toute professionnelle de l’accompagnement qui soutient les buts de l’association dans sa pratique professionnelle ayant bénéficié a minima d’une première sensibilisation aux pratiques narratives australiennes (journée de découverte, congrès, lectures, etc). Les membres associé-e-s s’engagent par leur adhésion à respecter la charte des droits de la personne dont la vie est au centre d’un accompagnement narratif.

2. “Membres “titulaires” :

L’accréditation de membre titulaire est accordée sur dossier à tout membre associé qui peut justifier d’une formation complète d’au moins 12 jours auprès d’un ou plusieurs organismes de formation reconnus par la FFPN. Cette formation aura abordé spécifiquement les points cités en annexe. Cette accréditation permet de figurer dans l’annuaire des Praticien-ne-s Narratif-ve-s.

Elle s’obtient sur demande transmise (lien hyper texte site sur demande de titularisation) sur le site contenant une courte biographie et une proclamation identitaire : la personne joindra à sa demande d’adhésion un bref descriptif de son itinéraire professionnel, de sa formation en Pratiques Narratives et de ses activités en cours en lien avec les Pratiques Narratives, et ses intentions en relation avec les buts de l’Association.

Pour les personnes ayant bénéficié d’une formation hors organismes accrédités, une décision sera prise par la Commission au vu du dossier.

L’utilisation du titre de membre titulaire de la FFPN ne peut s’utiliser qu’accolé à sa formation professionnelle, soit :

– Coach certifié, membre titulaire FFPN
– Travailleur social, membre titulaire FFPN
– Psychologue, membre titulaire FFPN
– Psychothérapeute, membre titulaire FFPN
– ​Etc.

Annexe 1 : Éléments devant avoir été abordés dans la formation des membres titulaires

  1. ​Le positionnement épistémologique et éthique des Pratiques Narratives selon Michael White et David Epston
  2. ​Les cartes de conversations de Michael White telles que décrites et expliquées dans son ouvrage : Cartes des pratiques narratives 2008
  3. ​Le concept et la pratique de double écoute (problèmes et exceptions)
  4. ​Le concept et la pratique de l’absent (ou invisible) mais implicite (« absent but implicit »)
  5. ​Le concept d’externalisation et son utilisation pratique
  6. Les pratiques du témoin extérieur (« outsider witness »)
  7. L’utilisation d’outils de médiation narrative (arbre ou voyage de vie, planches, frise chronologique, équipe de soutien, etc.) et de documentation poétique (lettres, certificats, chansons, etc.)
  8. ​Les concepts de paysage de l’action (« landscape of action ») et paysage de l’identité (« landscape of identity »)
  9. ​Le concept de description identitaire essentialiste versus intentionnaliste (états internes versus états intentionnels)
  10. La mise en évidence et déconstruction des discours dominants
  11. La prise en compte du contexte élargi (« broader context») des personnes, des familles ou des groupes (économique, idéologique, social, culturel, etc.)
  12. La posture relationnelle décentrée et influente du praticien
  13. L’expérimentation sur sa propre personne des effets des différentes pratiques listées ci-dessus, à travers des temps d’exercice proposant aux participants, en plus d’un entraînement aux pratiques, un travail sur soi à partir de thèmes personnels
  14. L’expérimentation de divers contextes d’intervention narrative en individuel et en groupe et/ou de divers contextes cliniques auprès d’adultes, d’enfants, d’adolescents, de couples, de familles (problème de santé somatique, psychologique ou relationnelle)

 

3.​​ ​Formateur, formatrice, superviseur, superviseuse accrédités FFPN :

 

A. Peut prétendre au titre de formateur ou de formatrice accrédité FFPN​ :

  • ​tout membre titulaire FFPN qui fait des Pratiques Narratives sa pratique d’accompagnement de référence,
  • ​ayant réalisé un minimum de 30 heures de supervision spécifiquement narrative (auprès d’un superviseur FFPN ou spécialement accrédité FFPN),
  • ​ayant complété sa formation narrative de base par une formation complémentaire de 80 heures minimum sous forme de séminaire, d’atelier ou de congrès,
  • ​ayant participé en tant qu’animateur stagiaire (shadow) à 3 séquences de formation initiale aux Pratiques Narratives d’au moins une journée dans une école accréditée FFPN différente de son lieu de formation initiale ​et dont le parcours a été validé par un entretien avec 3 membres de la Commission des Titres.
  • Il peut prétendre conserver le titre de Formateur FFPN tant qu’il est en activité.

 

B. Peut prétendre au titre de superviseur-euse accrédité-e FFPN :

  • ​tout-e membre titulaire FFPN qui fait des Pratiques Narratives sa pratique d’accompagnement de référence,
  • ayant réalisé un minimum de 30 heures de supervision spécifiquement narrative (auprès d’un superviseur FFPN ou spécialement accrédité FFPN),
  • ayant complété sa formation narrative de base par une formation complémentaire de 80 heures minimum sous forme de séminaire, d’atelier ou de congrès, et dont le parcours a été validé par un entretien avec 3 membres de la Commission des Titres.
  • Il peut prétendre conserver le titre de Superviseur-euse FFPN tant qu’il est en activité.

     

Charte des droits de la personne dont la vie est au centre d’un accompagnement narratif (adhérer explicitement à cette charte est une condition pour devenir membre associé de la FFPN) :

Les praticiens narratifs et praticiennes narratives s’engagent à tout mettre en œuvre pour permettre aux personnes, aux groupes et aux communautés :
– Article 1 : de décrire leurs expériences et leurs problèmes à partir de leurs propres références culturelles ;
– Article 2 : d’être écoutés à partir d’une posture décentrée, c’est à dire en les considérant comme des personnes compétentes à conduire leur vie et résoudre leurs problèmes dans le cadre contextuel de leur propres histoire et modes de relations
– Article 3 : d’inviter toute personne, groupe ou communauté qu’ils considèrent être importants pour eux à participer à leur accompagnement ;
– Article 4 : de rendre hommage aux efforts qu’ils font pour résister aux effets des problèmes qu’ils rencontrent, atteindre leurs objectifs et choisir leur vie en fonction de leurs espoirs, de leurs rêves, de leurs principes et de leurs valeurs ;
– Article 5 : de reconnaître et honorer les capacités, les talents et les compétences qu’ils ont développés tout au long de leur vie ​.
– Article 6 : de prendre en compte la valeur des apprentissages qu’ils ont acquis et la capacité de ce savoir à aider et à supporter les efforts fournis par d’autres personnes, groupes ou communautés aux prises avec les mêmes difficultés.
– Article 7 : de bénéficier d’une documentation permettant de préserver, mettre en valeur et partager les mots et expressions de ses histoires et identités préférées.
– Article 8 : d’être accompagnés à l’écart – en conscience- de l’influence des récits liés au Pouvoir, au Privilège, et aux discours normatifs dominants (diagnostics, économie de march​é, etc.)